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The Godfather of Cameroonian Bassmen is back…to the roots

Suite

OSIBISA
Claude François était au firmament de sa carrière. Il fallait de l’audace pour quitter ce confort et rejoindre un groupe africain à une époque où la World Music n’était pas à la mode.

Et pourtant, c’était la plus belle aventure de la vie de Jean.D.M. Ce groupe a créé une musique (l’Afro beat). Participer à une belle aventure est le rêve de tout musicien. Jean D.M a créé la basse Afro Beat, comme Tony Allen a créé la batterie Afro beat.

Avec OSIBISA, l’équivalent en Afrique de Weather Report, J.D.M. sillonnera les plus grandes scènes du monde : Londres, New York (Madison Square Garden) ; rencontrera les plus grands groupes et musiciens du monde (Weather Report, avec Jaco Pastorius, Kool and the gang, Bootsy Collins…) Ces rencontres formeront bien sûr le musicien. D’autres collaborations suivront : Avec T.Bone Walker (grand bluesman), Funkadilic. Jerry Lewis, Chuck Berry. Force est de constater que l’identité d’OSIBISA lui colle à la peau.

Dikoto style
Quand on a sillonné le monde, on ne peut pas s’enfermer dans une musique, aussi belle soit elle ; pour être un requin de studio, il faut être capable de tout jouer. Il en reste forcément quelque chose.

Dikoto, c’est une certaine idée du Makossa. C’est le Funk. C’est la Fusion, c’est l’Afro Beat. C’est la Salsa. C’est le Jazz. C’est le Blues. Bref, toutes les musiques qui touchent l’âme et ne se contentent pas seulement de faire trémousser. Même si la danse est importante. Un album de Dikoto, c’est toutes ces musiques en même temps.

Dikoto : auteur, compositeur, interprète... Comme tous les musiciens, compositeurs interprètes, il y a toujours une casquette qui masque les autres talents. Et chaque œuvre apporte son lot de malentendus. Les uns attendent le bassiste et trouvent le compositeur et chanteur. Les autres attendent le compositeur- chanteur qui les fera danser et ils trouvent un musicien exigeant qui refuse de céder à la facilité ou aux modes du moment.

Dikoto, c’est d’abord la mélodie qui tue (Makane, Suwele Mba, Na bolane wa nje, Mathilde, Sunday afternoon, longue la sule bobe etc…)A l’instar de Francis Bebey, Charles Ewandjé, il écrit comme un émigré qui a quitté son pays depuis très longtemps, mais qui a cristallisé les réalités de son enfance, comme si rien n’avait bougé.

En cela, il est plus rafraîchissant et plus proche de l’Afrique que ceux qui ne l’ont jamais quitté. « Makane », « Suwele Mba », aucun jeune camerounais n’écrit avec ces mots là, ni ce style aujourd’hui

La voix : Facilement reconnaissable, elle prend parfois des allures de crooner . Il est d’ailleurs étonnant de constater que cette voix si rauque, voire rocailleuse lorsqu’il parle se transforme en voix de velours lorsqu’il chante. Elle peut être mélodique, sauvage, roots, par moment, notamment quand il chante l’Afro beat (Wangala)

Bass Master
La basse est l’instrument qui a le plus évolué au cours du siècle. De la contre basse jouée au 16e siècle avec l’archet, à la contre basse attaquée avec les doigts par Bill Johnson, on est passé à la basse électrique, qui elle-même n’a cessé d’évoluer, 4, 5, 6, 12 cordes. Basse synthé, stick Chapman etc…

Le rôle du bassiste a également beaucoup évolué dans l’orchestre. Il n’est plus seulement le gardien du tempo. La basse est devenue un instrument mélodique, capable de jouer le rôle de leader dans l’orchestre.

Les qualités d’un bon bassiste cependant restent immuables. Au sommet, il restera toujours le son : sa beauté et sa profondeur.

Et Dikoto c’est d’abord le son, reconnaissable dès les premières notes pour un amateur de sons graves, un son qu’il a acquis très tôt. Il maîtrise la technique sans en abuser. Dikoto, c’est aussi le gros son. Sans effets, c’est la maîtrise des aigus, sans faire appel aux 5 ou 6 cordes. C’est aussi la fluidité et les lignes claires.

Départ vers l'inconnu
Les années parisiennes
Jean Dikoto & Osibisa
Le style Jean Dikoto
Le Maïtre de la Basse

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